Travailler à l'étranger

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Travailler à l'étranger

Message  Christophe le Mer 12 Jan - 21:34

Je sais que l'envie de partir travailler à l'étranger tarode certains d'entre nous. Voici donc un extrait d'article qui peut vous éclaircir les idées et qui change des publicités habituelles des entreprises.

Comment trouver un poste à l’étranger ?

Outre le VIE, le meilleur moyen pour travailler à l’étranger consiste à postuler directement auprès des entreprises étrangères. Vous pouvez aussi intégrer l’une des nombreuses filiales des majors françaises implantées à l’étranger.
Mais, là où auparavant les groupes français arrivaient à imposer un staff conséquent de Français pour l’encadrement de chantiers et de projets, certains pays imposent dorénavant des quotas. Il est de plus en plus courant que le recrutement des cadres soit local. Les entreprises en charge du chantier doivent faire appel aux candidats sur place ; seul un directeur de chantier français peut être amené à être embauché.
Les qualités recherchées chez un candidat qui souhaite travailler à l’international sont les mêmes pour n’importe quel secteur. A savoir l’adaptabilité. Vous ne pouvez pas travailler à l’étranger si vous n’avez pas cette capacité à vous adapter à votre nouvel environnement professionnel. La maîtrise de l’anglais est aussi indispensable, celle de la langue du pays où vous allez travailler est un atout supplémentaire.


Entretien avec Philippe Pasquier, président du cabinet de recrutement Eureka, spécialisé dans les métiers du BTP


Comment se positionnent les candidats français dans le secteur du BTP à l’international ?
Le cabinet de recrutement Eureka cherche des talents depuis 1989. Nous avons près de 45 clients à travers le monde, incluant de grandes entreprises comme Vinci, Spie Batignolles par exemple. C’est un sujet que je connais bien.
Les Français se positionnent bien au niveau des compétences mais mal en termes d’adaptabilité. Et ce pour plusieurs raisons. Il y a d’une part un véritable problème de maîtrise des langues étrangères dont l’anglais. D’autre part, les Français sont chers. Ils n’ont pas souvent envie de travailler en contrat local, car ils sont habitués au « confort social » qu’ils connaissent en France. Partir aux Etats-Unis ou en Allemagne par exemple reste encore possible, mais de là à partir au Vietnam, au Gabon ou en Algérie, c’est une autre affaire. Il y a manque de motivation de la part des candidats français.
Les entreprises vont alors recruter dans d’autres pays, où les travailleurs sont moins difficiles concernant les conditions de travail. Par exemple au Canada, en Grande-Bretagne, dans les pays de l’Est, où les législations du travail et sociale ne sont pas aussi réglementées et favorables aux travailleurs.

Comment remédier à cette concurrence ?
La maîtrise de l’anglais est impérative. Son enseignement est négligé dans les écoles d’ingénieurs, où il est estimé qu’une heure de cours par semaine est suffisante. C’est faux. Il s’agit là d’un vrai problème de formation en langues qui posera plus tard des problèmes d’adaptabilité sur le marché international.
Par ailleurs, il faudrait développer les structures qui favorisent l’expatriation. Si une organisation d’assistance prenait en charge toutes les démarches à caractère administratif pour ce qui concerne des domaines comme la retraite par exemple, l’expatriation serait rendue plus attractive. Reste à informer les intéressés de l’existence de ce type de structure.

L’expatriation, un passage indispensable dans le secteur du BTP ?
Les jeunes ne doivent pas être pressés de partir travailler à l’étranger. Souvent le départ à l’étranger est mythifié, on pense partir au soleil, vivre dans des conditions plus faciles. C’est loin d’être le cas. Partir travailler à l’étranger est utile pour une carrière mais pas indispensable. D’autant que cela exige un certain nombre de qualités, comme l’ouverture à la culture d’autrui. Il faut se comporter en tant qu’invité dans le pays où l’on s’expatrie et éviter de critiquer le savoir-vivre local. Il faut surtout se souvenir que l’on est dans ce pays pour remplir une tâche, qu’il faut donc être compétent et apporter une plus-value. Sinon quel est l’intérêt de votre embauche ? C’est pour cela que lors des recrutements chez Eureka, je teste la tolérance des candidats et cherche à savoir comment ils envisagent leur expatriation.
Je préviens aussi les candidats que partir à l’étranger ne signifie par forcément qu’ils vont gagner plus d’argent. Il faut considérer le rapport salaire et coût de la vie dans le pays. Nous procédons à 150 recrutements par an environ, dont 80 à l’export. Je rencontre deux ou trois personnes pour un poste. Le taux d’échec est rare.
Enfin, je tiens à rajouter que l’expatriation n’est forcément synonyme d’aventure au bout du monde ! Il y a encore un tiers des pays seulement que l’on peut considérer comme potentiellement dangereux (l’Indonésie, la Malaisie ou Madagascar par exemple).

Extrait de l'article "le BTP à le vent en poupe" du site Vivraletranger

Christophe
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